
Oyez, Oyez! entendez la complainte d'un Elfe éploré, le chant d'un amour brulant d'éternité adressé à la plus parfaite des créatures : Morgane la fée, la plus douce des Muses et celle qui a embraser mon coeur à jamais!
Nocturne
Sur mes terres amères aux couleurs pastels,
Chantent les fées qui dans les branches se mêlent,
D’un arbre aux fleurs pâles et odorantes,
Surplombant de ses ramures une sente,
Une voie secrète, par les elfes dévoilée,
Traversant, serpentant le long du Léthé,
Layon, éclairé d’un rouge soleil couchant,
Soleil brûlant et froid en même temps,
Effaçant mes sentiments, mais sans pouvoir,
Sans savoir gommer le seul que je ne peux avoir,
Un rêves aux couleurs passées, délavées,
Pourtant si vives dans tes yeux aux reflets d’été,
Mais déjà le sentier, au cœur des bois féeriques,
S’enfonce et m’entraîne, me coulant a pique,
Dans un tourbillon de feuilles marrons, bordeaux,
Magnifié par le bruit lointain des eaux.
Pourtant mes pas me portent, toujours plus loin,
Alors que j’entends les fées chanter dans le lointain,
Poussé, mon corps s'en va, vers le cœur des bois :
La clairière où les songes règnent en rois,
Un palais de chimères a l’appel envoûtant,
Que j’atteins sans avoir vu courir le temps,
Et la nuit me draper de sont voile d’étoiles pâles,
Et de découvrir un grand lit rouge sous un érable,
Aux feuilles volantes, dansant avec les filles des nues,
M’accueillant au cœur de ce royaume que je n’espérais plus,
Tombeau au dôme d’ébène constellé de feux follets,
Cité d’arbres et d’astres soignant toutes mes plaies.
C’est alors que je la découvre, là, allongée,
De feuilles pourpres de l’automne consacrée,
La reine des fées perdue dans ses douces rêveries.
Poussé par les êtres surnaturels à sa vue je souri,
Alors qu’à ces cotés je m’allonge doucement,
Portant à ses lèvres un baiser, tendrement,
Dérobant son âme aux brumes d’Avalon,
Et enfin ensemble nous nous abandonnons,
Ainsi que le monde, dans les bras des dieux anciens,
Tandis qu’autour de nous part une farandole sans fin.
Car je suis arrivé au bout du chemin d’embûches parsemé,
Et je m'endors avec toi, pour l’éternité, Morgane, ma fée.
texte de P. Rameau
Image : artiste inconnu, je m'en escuse...
3 commentaires:
**pendant ce tps, lys brasse du rien dans des mots qui ne tiennent pas la rime**
...
Et voilà comment terres amères devinrent terre sacré, écrin de songes, boîte de pandore à jamais détérré. Et voilà, comment de quelques mots chantant à 5h du matin, on ruine les vestiges d'une volonté à ne plus jamais s'y laisser prendre.
Voilà, comment derrière son écran, on fait la plus belle des offrandes...
J'voudrais mettre tes mots dans une grande marmite, touiller, en faire ma vie.
*touché, coulé*
au passage..."je m'en excuse" est une terrible faute de français... Tu peux demander aux lecteurs de t'excuser, mais au grand jamais te l'accorder toi-même!
La preuve: voilà bien longtemps que je serai passé te voir sinon.
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