
Venez, approchez, car voila une chanson, qu'elle résonne pour vous, comme elle le fait sur les terres amères tous les matins...
Un chemin
Le matin m’a laissé seul avec mes mots,
Les derniers accords de mon luth sonnent faux,
Alors qu’ils s’évanouissent entre mes doigts,
Et mes mains sont en sang pour la première fois,
Le soleil m’inflige sa triste réalité, écrasante,
Me laissant exténué, fragile, dans l’attente,
D’une nouvelle nuit de chants et d’espoir,
Dans cette tour où je réside, aux reflets d’ivoire.
Destra et Sinistra pleurent leurs larmes écarlates,
Sur les dalles froides où les gouttes éclatent,
Se mêlant à la poussière par le soleil réveillée,
Cendres dansantes sous les reflets de l’astre d’été,
Mes partitions perdent leurs sens précédent,
Sous les attaques d’un cruel soleil éclatant,
Elles s’effacent, meurent, perdent leur douceur,
Alors que je soupire baigné d’une chaude lueur.
Je repense à cette nuit folle et passionnée,
Ou la plus belle des égéries m’a visité,
Un ange aux ailes brûlées m’est apparu,
Il s’était blessé, lors d’une fuite éperdue,
Dans sa beauté, sans compter j’ai puisé,
Les mots et notes qu’ensembles j’ai tissés,
Et fait résonner, dans l’écrin de ma tour,
Jusqu'à ce que le matin m’enlève son amour,
Te reverrai-je ô belle de mes rêves,
Viendra tu me hanter sans plus de trêve ?
Me souriras-tu de nouveau mon ange ?
Avant que le ciel cruel ne se venge ?
Je t’attendrai, figé dans ce donjon oublié,
Car sur ta peau de mes couplets j’ai tracé,
Une carte de stances qui s’efface au matin,
De vers mon cœur je t’ai tracé le chemin.
Texte de P. Rameau
Photo par www.maion.com
2 commentaires:
Ce sont avec des mots d'un matin une fois de plus titubant que je te supplie de ne pas dépérir dans ta tour.
Trop de mots, trop de rage et trop d'idées, trop de haine, de lucidité et d'illusions y rendront l'âme avec toi...Oui, tu as beaucoup à faire.
Je voudrais tant être pardonable et pourtant vois-tu, j'ai un vague sourire, en souvenir 'un poème ayant rempli ma boîte de message...
En attendant des temps plus clément...?Viendront-ils...?
Mais peut-être ne serai-je déjà plus là pour les voir. Mais peut-être écriras tu toujours, et ça, c'est le seul au-delà auquel je crois.
... Je pense à toi?
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